Croquez nos campagnes… sur le vif!
Les Comptonales, c’est l’art de vivre à la campagne! Un régal pour les cinq sens et toute la famille en plein cœur des vallons bucoliques de Compton et de la Vallée de la Coaticook. Un événement champêtre où tout est prétexte à la gourmandise, aux chaleureuses rencontres et à l’émerveillement.
Et vous, quel est votre meilleur souvenir de campagne?
En 2005, nous étions une cinquantaine de « campagnards » : agriculteurs, producteurs, transformateurs, chefs, aubergistes et néo-ruraux à se laisser inspirer par la qualité de vie de notre terroir pour créer un événement unique et convivial célébrant tous les plaisirs de vivre au cœur d’une campagne généreuse.
La gastronomie et la photographie nous sont alors apparues comme les meilleurs moyens de faire découvrir les richesses de notre quotidien rural et l’excellente diversité des produits fermiers que nous récoltons et transformons.
Une visite aux Comptonales, appareil photo et glacière en main, c’est une aventure sur les routes de campagne à la découverte d’un paysage pastoral beau à couper le souffle. C’est aussi la rencontre d’une trentaine d’artistes et d’artisans de l’agrotourisme heureux d’ouvrir la porte de leurs entreprises et de partager leur passion agricole et les saveurs de leur riche terroir.





Ici, on pique une jasette avec le jeune fromager Simon-Pierre qui nous propose une dégustation café – fromage tout en admirant ses vaches broutant au pré; là, on photographie les enfants en train de caresser les agneaux. Plus loin, on savoure un gueuleton de saucisses de pintade ou on apprend comment cuisiner des fleurs comestibles tout en visitant le jardin d’une sorcière d’herbes médicinales… Au village, on fête tous en famille, on partage des photos, des saveurs, des festins et la vie surtout.
Quand on me demande de décrire l’ambiance des Comptonales, j’ai toujours la même image en tête : ces tendres souvenirs de notre enfance, quand nous allions dimanche visiter mon oncle à la campagne… L’odeur de foin, la table généreuse, les p’tits veaux dans les champs, l’accueil du paysan…
Laissez-nous votre meilleur souvenir de campagne avec une photo si vous en avez une!
Lisette Proulx
directrice générale des Comptonales
25-26-27 septembre et 4 octobre www.comptonales.com

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Mes meilleurs souvenirs de campagne restent ceux de mon enfance car ils ont forgé la «campagnarde» que je suis profondément. Et peuplent encore mes souvenirs. Notre richesse, la seule, dépendait des humeurs du temps et de la température. Peut-être parce qu’on était petit, …et que j’habitais le Lac St-Jean, les bancs de neige étaient bien plus hauts que tout ce que j’ai vu depuis que j’habite l’Estrie. La nature printanière sentait bon les peupliers humides. L’été était court, mais combien désiré. Nos loisirs se faisaient rares, mais nous savions nous amuser avec les cousins de la ville en visite chez nous. J’ai appris de mes étés d’enfance les rudiments du jardinage et le plaisir des récoltes. On mettait en conserve les haricots, les tomates et nous fabriquions les herbes salées, une tradition apportée du Bas-du-Fleuve par ma mère. Les soupes d’été et d’automne goûtaient la fraîcheur des légumes et de la volaille fraîchement apprêtée.
Depuis que j’habite Compton, j’ai aussi de beaux souvenirs de campagne. J’y reviendrai bientôt.
Même si habiter la ville a ses avantages, rien ne me manque autant que les nuits de lucioles à la fin de juin, les tempêtes de neige quand je n’avais pas à prendre la route et, tout le reste du temps, les odeurs de la campagne!
La ville ne sent rien de familier…
J’ai déjà hâte de me retrouver à Compton. Hâte de fêter avec quelques-uns d’entre vous les Comptonales. Je ressens déjà la joie d’y participer; j’anticipe la joie de m’en mettre plein les yeux et le coeur de ces merveilles que nous donne la terre, chacune de ces personnes qui s’y penchent chaque jour.
Fille de la campagne… j’y reviens souvent en chantant! Pour refaire le plein de ce qui compte le plus dans ma vie: la nature!
C’est à mon père que je dois mes plus beaux souvenirs de la campagne. L’été venue, et jusqu’à tard l’automne, nous faisions la tournée des producteurs en guise de marché. Un bonheur renouvelé à chaque semaine tellement le plaisir était grand de partager cette activité avec lui, d’aller rencontrer sur leurs terres nos copains et copines d’école, de découvrir le plaisir de papa de faire causette avec les producteurs et de nous expliquer la générosité de la terre. J’ai le bonheur de construire mes plus beaux souvenirs de la campagne, au jour le jour, puisque j’habite maintenant un coin de paradis, Compton.
Mon plus beau souvenir de campagne est bien difficile à choisir…
Toutefois, jamais je n’oublierai les grands dîners improvisés de ma grand-mère dans le temps des foins. Sur la ferme familiale, à Cookshire, tous les cultivateurs du chemin Lower se prêtaient main forte (et ils le font encore). Certains jours, grand-maman devait dresser la table pour plus d’une dizaine de cousins et de voisins venus user leur machinerie sur nos terres. D’autres jours, elle invitait ces mêmes voisins à manger avec nous, alors qu’ils étaient de passage, venu demander à mon grand-père quelque coup de main d’ordre mécanique…
J’ai vécu ces dîners avec une fascination à chaque fois renouvellée devant l’esprit communautaire et coopératif qui régnait entre ces voisins. Ils savent donner, et aussi demander, sans compter, sachant qu’ils pourront toujours compter mutuellement les uns sur les autres.
On est loin du « chacun pour soi », sur le chemin Lower…